L’argent des contribuables au service des dealers !

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Nicolas
Gauthier
Journaliste, écrivain.
L’argent des contribuables au service des dealers ! dans Non classéNicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. 29 € À commander en ligne sur francephi.com.

L’immédiateté d’Internet fait que tout s’accélère tandis qu’une information chasse l’autre. Pourtant, certaines méritent d’être rappelées, même si a priori périmées : le 10 janvier dernier, ce n’est pourtant pas Jurassic Park ! Ainsi, notre confrère Arnaud Folch, dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, nous apprend que l’association ASUD (Autosupport des usagers de drogues), recevrait 400 000 euros de subventions annuelles, dont une part viendrait du ministère de la… Santé.

Certes, nous ne contestons pas les compétences de l’ASUD. Avec eux, on apprend, sur seize pages d’une brochure à l’élégante maquette et tirée à 10 000 exemplaires, comment faire la différence entre le « bon » et le « mauvais » LSD, quels champignons hallucinogènes il faut gober ou non, quelle cocaïne ou héroïne il faut choisir – bio ou pas, participant au développement durable ou non. Idem pour le shit. Colombien ou libanais ? Afghan ou marocain ? C’est mieux que le Guide Pudlowski. De mon temps, mais c’était il y a longtemps, il s’agissait là du boulot des dealers, alors profession à risque… Qu’auraient dit ces ancêtres précurseurs s’ils avaient su que leurs successeurs seraient, en quelque sorte, partie prenante de la médecine conventionnée ?

À propos d’amphétamines, l’ancêtre de l’ecstasy, qui permet de rebondir trois jours et autant de nuits durant, dans les raves, la boue et devant des enceintes vous massacrant les tympans avec de la musique faite à la presse hydraulique, Arnaud Folch cite :

Un conseil : gobez plutôt que sniffer (même la poudre peut être empaquetée dans une feuille à rouler.) Outre vous taper grave sur les neurones (le speed est une drogue neurotoxique), l’abus d’amphétamines va rapidement faire tomber vos dents et vous transformer en squelette. Sachez user sans abuser.

Et c’est là qu’on voit que l’argent de ce même contribuable, lequel se verra sûrement retirer son permis pour avoir bu trois Pastis plutôt que deux, est employé à bon escient… Contactée par notre confrère, la Direction générale de la Santé aurait refusé de s’expliquer. Sans blague ! On refuse de le croire… En revanche, nous sommes soulagés en apprenant que, selon l’ASUD, sur cinquante drogues testées, une seule serait « potentiellement mortelle », l’héroïne, même si la brochure en question vante sa « douce chaleur » et les « préliminaires plutôt sensuels, voire affectueux » qu’elle procure…

Toujours plus fort, ce dernier conseil prodigué par l’ASUD :

Le speedball en shoot, la meilleure drogue du monde. Ça y est, c’est dit ; Après tout, ce n’est pas bien de mentir ? Deux tiers de coke, un tiers d’héroïne (de la thaïlandaise n°4, s’il vous plaît), cinq centilitres d’eau froide et paf : l’équilibre parfait, le nirvana, la fraicheur cristalline d’un lac de montagne sur canapé de moiteur sensuelle. On tutoie les sommets parmi les edelweiss avant de se laisser douillettement envelopper par les bras d’Aphrodite…

Fort bien. Pour le moment, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, interpellé sur l’affaire, est aux abonnés absents.

Hormis Boulevard Voltaire, à ce jour, les médias ne pipent mot.

En attendant, le petit vin blanc sous la tonnelle, même amélioré d’absinthe, n’avait pas que du mauvais. L’hygiénisme ambiant est décidément à deux vitesses.

Nicolas Gauthier, le 23 janvier 2013

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